Le terme sanscrit « kama » est l’équivalent de « eros » en grec. Ces deux termes recouvrent les notions de désir et de plaisir. Le kama sanscrit est avant tout le désir du plaisir des sens et plus particulièrement du plaisir sexuel. Il fait l’objet, dans la tradition indienne, d’un savoir codifié « sastra » traitant des techniques de la volupté sexuelle et des raffinements qui la favorise ou l’accompagne.
Ce savoir est consigné dans un grand nombre d’œuvres littéraires dont le célèbre Kamasutra de Vatsyayana.
Cet ouvrage contient mille deux cent cinquante shloka ou vers, repartit dans sept livres et trente six chapitres. Il représente le plus ancien texte de l’Erotique indienne qui nous soit parvenu, mais il ne peut être daté avec certitude. On le situe à une période antérieur au VIIIème siècle de l’ère chrétienne.
Nous pouvons y trouver l’art d’aimer dont l’essentiel est dans la science des baisers, des caresses, des étreintes, qui doit être assimilée par les hommes comme par les femmes, et qu’ils doivent mettre en pratique ensemble.
Le but étant de procurer l’un à l’autre le plaisir le plus vif, le plaisir éprouvé ne pouvant être que la conséquence du plaisir donné.
